Le Palais de la Démocratie est devenu, ce samedi 28 mars 2026, l’épicentre d’une riposte continentale. Parlementaires et experts africains s’y sont donné rendez-vous pour un atelier stratégique de premier plan, dédié au rôle des élus dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Pendant 48 heures, les débats se concentrent sur un fléau aux chiffres vertigineux : les flux financiers illicites, qui captent désormais entre 2 % et 5 % du PIB mondial. Face à l’urgence, l’objectif est d’harmoniser les législations nationales pour bâtir une feuille de route commune et cohérente.
Le secteur financier africain navigue aujourd’hui en eaux troubles, bousculé par une transformation numérique sans précédent. L’essor des crypto-actifs et la complexité croissante des circuits transfrontaliers imposent une mise à jour radicale des méthodes de contrôle.
« Aucun État ne peut relever seul ce défi », ont martelé les intervenants lors de l’ouverture. Le message est sans équivoque : pour éviter d’être étiquetés comme des « zones grises » ou des refuges pour fonds occultes, les pays du continent doivent impérativement aligner leurs cadres juridiques sur les standards internationaux.
Représentant le Président de l’Assemblée nationale, le Dr Houdeingar David Ngarimaden, premier vice-président de l’institution, a insisté sur l’impératif de la coopération internationale. Pour lui, l’isolement est une faille que les réseaux criminels savent exploiter avec agilité.
À travers cette rencontre, l’Afrique réaffirme sa détermination à museler l’économie souterraine en bâtissant des systèmes financiers : plus transparents pour décourager la fraude ; plus sécurisés face aux nouvelles menaces ; plus résilients pour protéger les économies nationales.


