Une délégation de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), conduite par son président Belngar Larmé Jacques, s’est rendue les 6 et 7 novembre 2026 dans les villages d’Isné Darsalam et d’Isné Mazaraf, situés dans le département de Ngoura. Cette visite intervient 8 jours après des affrontements meurtriers, avec pour objectifs d’évaluer les bilans humains et matériels et de formular des recommandations aux autorités.
Les violences du 30 octobre 2026 découlent d’un différend autour de la gestion d’une mare locale, une ressource d’eau partagée servant à la fois d’espace d’abreuvage pour le bétail et de zone pour la fabrication de briques.
Les données recueillies directement auprès des responsables locaux font état de pertes lourdes, qui devront être confirmées par un recoupement officiel. À Isné Darsalam, le chef de village par intérim Ahmat Youssouf rapporte 12 morts dont trois mineurs et une femme, 4 blessés, 61 cases incendiées et 6 arrestations. À Isné Mazaraf, le responsable local Abdoulaye Bichara signale de son côté 10 morts et 46 arrestations.
Face à la détresse des habitants, le président de la CNDH a fermement condamné les violences, rappelant le caractère sacré de la vie humaine et l’interdiction de se faire justice soi-même. Il a exhorté les deux villages à la retenue et à une cohabitation pacifique, tout en invitant toute personne s’estimant lésée à saisir l’antenne régionale de l’institution récemment ouverte dans le Hadjer-Lamis.
La mission s’est achevée par un temps de recueillement sur les tombes des victimes. La CNDH entame désormais la confrontation des témoignages pour établir les faits et proposer des solutions durables afin d’éviter la résurgence des violences.


