La capitale camerounaise, Yaoundé, a accueilli du 7 au 12 juillet 2026 la 51e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La délégation tchadienne, conduite par la deuxième vice-présidente du Sénat, Lydie Beassemda, a pris une part active aux travaux. Cette rencontre a permis aux parlementaires de l’espace francophone d’échanger sur leurs orientations communes, tout en offrant au Tchad l’opportunité de relayer ses priorités sécuritaires et environnementales ainsi que celles de l’ensemble de la bande sahélienne.
Le point d’orgue de cette participation a été l’intervention de Lydie Beassemda lors de la séance plénière du 11 juillet. S’exprimant au nom de la section tchadienne, la cheffe de délégation a centré son discours sur les crises interdépendantes qui frappent la région, en insistant particulièrement sur l’impact du dérèglement climatique.
Devant ses homologues, elle a exposé comment les chocs environnementaux s’articulent avec l’instabilité sécuritaire. Elle a souligné que les effets du changement climatique accentuent les vulnérabilités de l’État, créant un terrain favorable à l’insécurité et à la persistance du terrorisme. Lydie Beassemda a rappelé que des phénomènes concrets tels que la désertification, la récurrence des sécheresses, l’ampleur des inondations saisonnières et le retrait continu du lac Tchad pèsent directement et lourdement sur le quotidien des populations.
Cette tribune a ainsi permis à la délégation tchadienne de rappeler que la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la paix dans le bassin du lac Tchad restent tributaires d’une réponse globale, solidaire et coordonnée face à ces défis environnementaux majeurs.

