Le comité multisectoriel de pilotage du transport urbain passe à l’offensive communicationnelle. Son président, Gadengar Domsna Rodrigue, a animé ce samedi 6 juin 2026 une conférence de presse dans les locaux de l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA). Objectif : expliciter les nouvelles directives appelées à régir la circulation des transports publics dans la capitale.
Selon les points focalisés par les responsables du comité, cette vaste réforme répond à un triple impératif : structurer un secteur longtemps informel, renforcer la sécurité des usagers et fluidifier le trafic routier à N’Djaména. Concrètement, la mutation passera par une formalisation administrative stricte. Désormais, les conducteurs de taxis, de mini-bus et de moto-taxis (clandos) seront soumis à l’obtention préalable d’un agrément officiel et devront arborer une identification professionnelle distinctive.
Face aux inquiétudes des acteurs de terrain, le comité a tenu à clarifier la question sensible de la sécurité routière. Le port du casque pour les conducteurs de deux-roues ne sera pas exigé de manière coercitive dans l’immédiat. Les autorités privilégient, dans un premier temps, une approche pédagogique à travers une campagne nationale de sensibilisation.
Le calendrier de déploiement se veut progressif. L’entrée en vigueur effective de ces nouvelles mesures est programmée pour le mois de septembre 2026. D’ici là, un dispositif d’accompagnement sera déployé en étroite collaboration avec les syndicats et les représentants des transporteurs afin de garantir une transition fluide et concertée.


