L’école du Centre a abrité, ce mercredi 1er avril 2026, une assemblée générale décisive de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Au cœur des débats : le traitement des salaires et le respect des accords passés avec les autorités.
Réunis pour évaluer la situation sociale, les enseignants ont exprimé leur vive préoccupation face au versement partiel des salaires du mois de février dernier. Outre cette question de « demi-salaires », la base syndicale pointe du doigt le non-respect des engagements gouvernementaux pris lors de la levée du dernier mouvement de grève.
Malgré un climat de tension, le SET N’Djaména a choisi la voie de la temporisation. Les cours se poursuivront du 2 au 9 avril, une période perçue comme un test pour l’exécutif. Ce maintien des activités pédagogiques vise à interpeller une nouvelle fois le gouvernement sur deux points non négociables : le respect intégral du protocole d’accord ; l’application effective du décret 2850, relatif au statut particulier du corps enseignant.
Les différentes interventions qui ont ponctué la rencontre ont toutes convergé vers un même mot d’ordre : l’unité. Les responsables syndicaux ont exhorté les membres à faire preuve de dynamisme et de solidarité pour peser davantage dans le rapport de force.
Si cette reprise sous conditions offre un court répit au secteur de l’éducation, le spectre d’un nouveau débrayage plane dès le 10 avril si aucune avancée concrète n’est enregistrée.


