Une délégation interministérielle a mené ce mercredi 15 avril une inspection de terrain dans plusieurs zones protégées de la capitale. Conduite par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, la mission comptait également le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bhakit Djamouss, ainsi que la Déléguée générale du gouvernement auprès de la commune de N’Djaména, Amina Kodjiana.
La délégation s’est rendue sur plusieurs sites stratégiques, notamment : la forêt de Farcha Milezi (1er arrondissement) ; l’hippodrome de Sabangali (3e arrondissement) ; la réserve domaniale du quartier Kabalaye.
L’objectif de cette descente était de constater l’ampleur des installations irrégulières et de lancer un avertissement ferme aux occupants. Le ministre Mahamat Assileck Halata a rappelé que ces espaces sont, par nature, inaliénables et réservés exclusivement à des projets d’utilité publique ou à la préservation écologique.
À chaque étape, le message est resté constant : les occupants sont sommés de libérer les lieux sans délai. Le ministre de l’Aménagement du territoire a profité de cette occasion pour saluer la gestion de Djamal Yaya Moussa, maire du 1er arrondissement, soulignant le respect des procédures et des délais de préavis accordés aux usagers avant les opérations de déguerpissement.
Afin de pérenniser ces actions, des instructions précises ont été données aux forces de l’ordre pour maintenir une surveillance constante sur les sites libérés, évitant ainsi toute réinstallation.
Cette opération marque une volonté de l’exécutif de reprendre le contrôle du plan d’urbanisme de la capitale. Alors que les premiers délais de grâce sont arrivés à expiration, un ultime ultimatum a été adressé aux contrevenants. Le gouvernement entend désormais faire respecter strictement la réglementation en vigueur pour garantir un développement urbain ordonné et durable.


