Ce lundi 6 avril 2026, le Secrétaire général adjoint du ministère de la Femme et de la Protection de la petite enfance, Allatchi Cherif Galma, a présidé la cérémonie de clôture d’une session de formation dédiée à la transformation du beurre de karité. L’événement a réuni le coordonnateur du projet SWEDD+, Mahamat Saleh Atim, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.
Inscrite dans le cadre de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET), cette initiative a permis de renforcer les compétences de 150 femmes issues de divers horizons. Appuyé par le projet SWEDD, la Banque mondiale et la coopérative « Ma Perle », ce programme visait à doter les participantes d’outils concrets en gestion financière, en techniques de commercialisation et en respect des normes de qualité.
Dans son allocution, le Secrétaire général adjoint a rappelé que l’entrepreneuriat féminin demeure une priorité nationale, soulignant que le développement durable du pays repose sur l’autonomisation économique des femmes. Selon Allatchi Cherif Galma, cette formation répond à un triple impératif : favoriser la création d’emplois décents, dynamiser les chaînes de valeur locales et améliorer durablement les conditions de vie des ménages.
Pour les responsables du projet SWEDD+, l’investissement dans le potentiel économique des femmes constitue un levier stratégique pour l’émergence du Tchad. Ils ont exhorté les bénéficiaires à devenir de véritables ambassadrices de l’entrepreneuriat en misant sur l’innovation et la création de valeur ajoutée.
Au cours des sessions, les apprenantes ont exploré les multiples débouchés du karité. Sous la direction de la formatrice, elles ont notamment appris à fabriquer une crème enrichie à la banane, ainsi que des savons de toilette et de ménage. Un transfert de compétences salué par l’encadrement technique, qui a remercié le ministère et ses partenaires pour la mise en œuvre de ce projet.
La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des attestations de fin de formation. Les 150 récipiendaires sont désormais attendues sur le terrain pour traduire ces acquis en activités génératrices de revenus et contribuer ainsi au progrès de leurs communautés respectives.


