Le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, Dieudonné Djonabaye, a animé un point de presse ce vendredi 24 avril à la Maison de la Fraternité de Sarh. Cette intervention vise à dresser le bilan d’une récente tournée d’inspection et d’immersion effectuée au sein des établissements secondaires publics de la ville. Accompagné de l’inspectrice départementale de l’Éducation nationale et du secrétaire général du Conseil provincial, Dieudonné Djonabaye est allé à la rencontre des acteurs du système éducatif.
Au cours de ce périple, la délégation a pu échanger longuement avec les chefs d’établissements, les associations de parents d’élèves, les représentants syndicaux ainsi que les lycéens.
Lors de son allocution, le président a tenu à saluer le dynamisme et le dévouement des enseignants. Il a souligné la qualité du travail accompli sur le terrain et a réaffirmé la disponibilité absolue du Conseil provincial pour écouter et accompagner le corps professoral dans ses missions quotidiennes.
Cependant, cette tournée a surtout permis de mettre en lumière une réalité préoccupante marquée par un manque criant d’infrastructures et d’équipements de base. Le constat dressé par le président du Conseil provincial est sans appel. Le Lycée technique commercial souffre d’un déficit cruel en outils informatiques et en électricité, tandis que le Lycée d’excellence est paradoxalement dépourvu de laboratoire. La situation est encore plus alarmante au Lycée féminin, qui se trouve dans un état critique, manquant de bâtiments adéquats mais aussi des services les plus élémentaires comme l’eau courante et les toilettes.
Face à cette urgence, le président du Conseil provincial a lancé un vibrant appel à la solidarité locale. Afin de pallier les problèmes les plus pressants du Lycée féminin, il a convié toutes les femmes du Moyen-Chari à participer à une cotisation symbolique de 100 FCFA pour financer les travaux de réfection de l’établissement. Par ailleurs, dans un souci de préservation de la mémoire locale, M. Dieudonné Djonabaye a exhorté les responsables éducatifs à rebaptiser les établissements publics. Il souhaite que ces écoles portent désormais le nom d’illustres fils et filles du Moyen-Chari ayant activement contribué à la construction de la République du Tchad.
Enfin, le président s’est montré intransigeant sur la question de la gouvernance. Il exige qu’à compter de la prochaine rentrée scolaire, chaque établissement secondaire public se dote d’un budget rigoureusement structuré. Pour garantir la transparence, ces fonds devront obligatoirement être domiciliés dans une institution bancaire. De plus, la gestion budgétaire devra faire l’objet d’un débat ouvert impliquant l’assemblée générale, les parents d’élèves, les syndicats et les représentants des lycéens.


