Le village de Maïmana, situé dans la sous-préfecture de Moussafoyo, est placé sous haute surveillance épidémiologique. Depuis une semaine, quatre cas de ver de Guinée ont été confirmés chez des chiens, une situation qui a déclenché l’envoi d’une mission d’urgence ce 24 mars 2026 pour briser la chaîne de contamination.
Maïmana est aujourd’hui devenu l’épicentre de cette endémie dans la province du Moyen-Chari, et par extension au Tchad. Selon les autorités, cette situation critique découle d’un relâchement dans l’application des mesures sanitaires, notamment le refus d’une partie de la population de confiner les animaux domestiques, vecteurs de la maladie.
Face à l’urgence, le Programme national d’éradication de la maladie du ver de Guinée (PNEMVG) a dépêché une délégation composée d’autorités administratives, sanitaires et de partenaires techniques. Sous la conduite du préfet du département du Barh-Kôh, Oumar Ali Nanina, la mission a rapidement durci le ton. En réponse immédiate aux contaminations, le préfet a ordonné l’abattage de quatre chiens errants.

M. Nanina a été sans équivoque : les directives de l’État doivent être appliquées sans concession. Un ultimatum a été notifié aux communautés locales : tout chien ou chat trouvé en divagation sera systématiquement abattu pour écarter tout risque de transmission à l’homme.
De son côté, le Dr Mehonyo Kolmian Gédéon, délégué provincial de la santé du Moyen-Chari, a souligné la gravité de la situation. Il a rappelé que la circulation active du parasite demeure une préoccupation majeure au plus haut sommet de l’État, dont l’objectif reste l’éradication totale de cette affection.
Dans cette épreuve, les autorités traditionnelles assurent faire front commun avec l’administration. Le chef du village de Maïmana, Diukoula Benoit Ngaïro, a exprimé sa vive préoccupation et s’est engagé à faire respecter les mesures de prévention pour protéger sa communauté de cette maladie invalidante.


