La localité de Sodjé Tchoukoli, dans la province du Mayo-Kebbi Ouest, a été plongée dans l’émoi le mercredi 15 avril suite à l’enlèvement d’Ayambi Lamta. Ce producteur local, figure connue de la communauté, a été emmené par des inconnus dans des circonstances encore floues, laissant ses proches et les habitants dans une profonde détresse. Ce rapt vient une nouvelle fois mettre en lumière la fragilité sécuritaire de certaines zones rurales.
Dès le lendemain du drame, le 16 avril, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province, le Général Abdelmanane Khatab, s’est rendu sur place pour apporter son soutien à la famille de la victime. Lors de ses échanges avec les notables et les villageois, il a exprimé la solidarité de l’État tout en appelant à une vigilance accrue. Le Délégué Général a exhorté la population à une collaboration franche avec les services de renseignement et les forces de l’ordre pour accélérer les recherches.
Sur le terrain, un dispositif important a été déployé. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), épaulées par les comités de vigilance locaux, multiplient les patrouilles et le ratissage de la zone. Sous l’impulsion des autorités provinciales, les recherches se sont intensifiées ces dernières heures avec l’objectif de retrouver Ayambi Lamta sain et sauf.
Si la mobilisation des autorités se veut rassurante, cet événement relance le débat sur la protection des populations rurales face à la montée de la criminalité. Pour les observateurs locaux, la sécurisation durable de ces zones de production demeure un défi majeur pour les pouvoirs publics.


