Dans le département de la Nya Pendé, un atelier s’est tenu pour redéfinir les contours de la transhumance transfrontalière entre le Tchad et la République centrafricaine (RCA). Cette rencontre, axée sur la concertation, vise à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires et sociaux qui rythment les mouvements de bétail entre les deux nations.
Les échanges, jugés fructueux par les participants, ont permis de dégager plusieurs priorités opérationnelles : la sécurisation des corridors de passage, une régulation plus stricte des flux de bétail et le renforcement de la coopération entre les autorités locales de part et d’autre de la frontière. L’accent a également été mis sur l’urgence d’harmoniser les cadres juridiques pour mieux encadrer le quotidien des éleveurs et de leurs troupeaux.
Représentant le ministère de l’Élevage et de la Production animale, Youssouf Ali Djorkodeï a salué l’initiative facilitée par l’ONG Concordis International. Selon lui, une gestion maîtrisée de la transhumance est « un enjeu vital pour la sécurité alimentaire et la stabilité économique » des deux États.
Un constat partagé par Wilikon Barthélémy, Gouverneur de la région de Yadé en RCA, pour qui cet atelier jette les bases d’une coopération transfrontalière durable. De son côté, Toke Dady, Délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Oriental, a rendu hommage au travail de médiation de Concordis International, soulignant que ces initiatives sont indispensables pour relever les défis complexes auxquels font face les communautés pastorales.
Au terme des travaux, une volonté commune s’est dégagée : privilégier le dialogue communautaire et la gestion concertée des ressources naturelles pour prévenir les conflits. Cet atelier marque ainsi une étape décisive vers une transhumance organisée, au bénéfice direct de la paix et des populations locales.
De notre correspondant à Doba, Rimbaibar Bedoumdje Haubert


