À Bol, chef-lieu de la province du Lac, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont lancé une importante session de renforcement des capacités destinée aux leaders communautaires, acteurs locaux et relais d’opinion. Cette initiative vise à prévenir les discours de haine, lutter contre la désinformation et promouvoir une coexistence pacifique dans une région éprouvée par l’insécurité et les tensions sociales.
Depuis plusieurs années, la province du Lac subit les conséquences des attaques répétées du groupe terroriste Boko Haram. Cette situation a fragilisé le tissu social, accentuant les divisions communautaires et favorisant les stigmatisations fondées sur l’origine ethnique, les croyances religieuses ou les appartenances sociales. Face à ces défis, les organisateurs entendent renforcer les mécanismes de prévention des conflits et de protection des droits humains.
À l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général de la province du Lac a rappelé que les conflits intercommunautaires, les tensions liées à la transhumance et l’insécurité persistante continuent d’entraver le développement local. Il a également alerté sur la montée des discours de haine qui alimentent les discriminations, les préjugés culturels et les fractures sociales, compromettant ainsi les efforts de cohésion et de stabilité.
Pour répondre à ces enjeux, la CNDH mobilise une équipe d’experts composée notamment de la commissaire Djiguimaye Morembaye Rose, du directeur de cabinet Koumandingal Lazare et du chef du service de la coopération, Gotingar Serge Manassé. Les participants bénéficient de formations axées sur l’identification des discours haineux, la lutte contre la désinformation ainsi que les techniques de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme.
Le deuxième jour des travaux a été marqué par une intervention de la commissaire Djiguimaye Morembaye Rose sur les méthodes de monitoring et de rapportage des atteintes aux droits humains. À travers cette collaboration avec le PNUD, la CNDH réaffirme son engagement à renforcer les capacités des acteurs de terrain, à promouvoir le dialogue entre les communautés et à bâtir les fondations d’une paix durable dans la province du Lac.


