La délégation tchadienne, conduite par le Président du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE), Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, poursuit sa participation à l’édition 2026 du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), organisé au siège des Nations Unies à New York sous l’égide du Conseil économique et social (ECOSOC).
Après l’ouverture des travaux le 7 juillet, les sessions sont entrées, ce lundi 13 juillet, dans leur phase décisive avec le segment ministériel consacré à l’accélération de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Aux côtés du Président du CESCE figurent notamment le représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies, Dr Mouctar Abakar, ainsi que des parlementaires et des représentants de plusieurs ministères sectoriels.
Dans son intervention, le Président du CESCE a souligné que, face aux multiples crises mondiales, le développement du Tchad doit impérativement s’appuyer sur des données fiables et des réalités concrètes. Il a rappelé, à cet effet, le lancement du Troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), le 20 juin dernier, qu’il a qualifié d’outil stratégique pour orienter les politiques publiques en fonction des besoins réels des populations et mesurer avec précision les progrès accomplis dans la réalisation des ODD.
Le chef de la délégation tchadienne a souligné les défis persistants liés à l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à l’assainissement, qui demeurent une préoccupation quotidienne pour des millions de Tchadiens. Il a annoncé que le Gouvernement tchadien coorganisera, les 15 et 16 juillet 2026 à N’Djamena, le Forum africain de l’eau en partenariat avec la Banque mondiale, avec pour ambition de mobiliser davantage d’investissements en faveur du secteur. « Nous voulons passer
des promesses aux investissements, des intentions aux réalisations », a-t-il déclaré, réaffirmant que l’accès à l’eau est un droit fondamental et un levier essentiel du développement durable.
Le Président du CESCE a par ailleurs mis en avant l’engagement humanitaire du Tchad, qui continue d’accueillir un nombre important de réfugiés et de personnes déplacées malgré les fortes pressions exercées sur ses infrastructures et ses services sociaux de base. Il a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien en faveur des pays qui assument une telle responsabilité. Abordant les questions environnementales, Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat a rappelé que, bien que fortement exposé aux effets du changement climatique, le Tchad joue un rôle écologique d’envergure mondiale. Les poussières minérales provenant de la dépression de Bodélé contribuent en effet à fertiliser la forêt amazonienne, illustrant ainsi la contribution du pays à l’équilibre des écosystèmes de la planète.
Enfin, le chef de la délégation tchadienne aux États-Unis a lancé un appel en faveur d’une réforme ambitieuse de la gouvernance multilatérale. Il a estimé que l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 passe nécessairement par un partenariat international plus solidaire et plus équitable, fondé sur une responsabilité partagée, afin de transformer les engagements en actions concrètes au bénéfice des populations.


