À l’occasion du premier anniversaire de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’est prêté ce 3 avril à l’exercice du bilan lors d’un entretien de plus de deux heures avec la presse. Sécurité, souveraineté et réformes économiques ont constitué l’ossature de son intervention.
Sur le front sécuritaire, le chef de l’État a revendiqué une reprise d’initiative des forces armées. Il a notamment souligné la reprise de localités comme Pétoli (Nord) et Nadiagou (Est), autrefois sous influence terroriste, les présentant comme les marqueurs d’une reconquête territoriale en cours.
Le point de rupture le plus saillant reste l’abandon des formations militaires assurées par les partenaires occidentaux. Le Capitaine Traoré a insisté sur le caractère désormais « endogène » de la stratégie de défense. Pour les autorités de transition, l’efficacité du combat repose sur des solutions conçues localement et adaptées aux réalités du terrain, sans dépendance extérieure.
Au-delà de l’aspect militaire, cette quête de souveraineté s’étend au champ économique. Le Président a réitéré sa volonté de bâtir une économie autonome, centrée sur la valorisation des ressources nationales.
En réaffirmant cette ligne politique, Ibrahim Traoré confirme sa volonté de stabiliser le pays par une approche de rupture, dans un contexte régional toujours complexe.


