Dans l’optique de redynamiser le système éducatif tchadien, la Coalition des organisations de la société civile pour le développement de l’éducation a lancé, ce 3 avril à Bol, une session de formation. Organisée en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et avec l’appui de l’UNICEF, cette rencontre s’adresse aux acteurs associatifs de la province du Lac.
L’initiative vise avant tout à renforcer la gouvernance du secteur par une implication plus directe des acteurs non étatiques. En réunissant des représentants d’organisations locales, la coalition entend faire de la société civile un levier efficace de suivi et d’évaluation des politiques publiques.
Margoné Kardeng, chef de mission et secrétaire général du Cadre d’appui psychotechnique à l’éducation, a clairement défini les enjeux de cette session. Selon lui, il s’agit de promouvoir un suivi indépendant et participatif du Programme Intérimaire de l’Éducation au Tchad (PIET). « L’objectif est de doter les organisations des outils nécessaires pour analyser et suivre les actions de terrain, garantissant ainsi plus de transparence et d’efficacité dans la redevabilité sociale », a-t-il précisé.
Ce renforcement des capacités intervient dans un contexte local difficile, comme l’a rappelé le délégué provincial de l’Éducation nationale du Lac, Idriss Moussa Mahamat. Ce dernier a dressé un diagnostic sans complaisance des maux qui minent le secteur dans la région : accès limité à l’école dans les zones insulaires, disparités de genre persistantes, taux d’abandon scolaire élevé et déficit criant d’infrastructures.
Pour le délégué provincial, l’implication de la société civile est une opportunité majeure pour accompagner l’État dans la résolution de ces défis structurels. Prévue pour durer deux jours, cette formation marque une étape vers un partenariat plus inclusif, au service d’une éducation de qualité pour tous les enfants de la province.


