La tension est montée d’un cran à Oum Hadjer ce samedi 21 mars 2026. Ce qui devait être une fin de mois de Ramadan paisible a basculé dans la violence, suite aux répercussions d’un accident de la circulation survenu le 17 mars dernier, ayant coûté la vie à un homme.
L’accident initial impliquait un bus de transport de voyageurs. Après le drame, le conducteur avait pris la fuite vers Mangalmé avant d’être intercepté par les forces de l’ordre. Bien qu’il ait reconnu sa responsabilité lors de son audition, sa remise en liberté ultérieure a mis le feu aux poudres, provoquant l’indignation de la famille de la victime.
Voulant quitter la ville, le chauffeur s’est rendu au parc de stationnement où il a été reconnu et immobilisé par les proches du défunt. Alertées, les forces de l’ordre se sont dépêchées sur les lieux pour l’extraire de la foule. C’est lors de cette opération que la situation a dégénéré : le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie aurait ouvert le feu sur les civils regroupés.
Le bilan provisoire est lourd : un mort et quatre blessés. Ces derniers ont été transférés en urgence vers l’hôpital provincial d’Abéché pour recevoir des soins adaptés. Si un calme précaire est revenu dans les rues d’Oum Hadjer, la ville demeure sous haute surveillance. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes ayant conduit au recours à l’arme à feu par l’officier de gendarmerie.


