Face à la convergence des crises environnementales et sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad, experts, chercheurs, décideurs publics et partenaires internationaux se réunissent à N’Djamena, les 23 et 24 juin 2026, à l’occasion du 2ᵉ Colloque international du GERICA-ACC. Organisé par le Centre de Formation et de Recherche en Gestion des Risques de Catastrophe et Adaptation au Changement Climatique (GERICA-ACC), en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, ce rendez-vous s’articule autour du thème : « Climat, Paix et Sécurité dans le Bassin du Lac Tchad : innover, prévenir et coopérer pour réduire les risques de catastrophes ».
L’événement ambitionne de dépasser le cadre de la simple rencontre scientifique pour s’imposer comme une plateforme stratégique. Les participants comptent formuler des solutions adaptées aux réalités locales, tout en jetant les bases d’un futur Observatoire régional Climat-Paix-Sécurité.
Lors de son intervention, la directrice du GERICA-ACC, la professeure Fabienne Belval, a souligné l’urgence de développer des réponses intégrées face aux crises climatiques, sociales et sécuritaires qui fragilisent la région. Elle a notamment plaidé pour une approche axée sur la formation, la coopération transfrontalière et le partage des connaissances.
En ouvrant officiellement les travaux, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Hassan Bakhit Djamous, a rappelé que plus de 70 % des catastrophes enregistrées dans la zone sont liées aux aléas climatiques. Ces perturbations affectent directement les moyens de subsistance de plus de 22 millions d’habitants et accentuent les tensions autour des ressources naturelles, en particulier l’eau et les pâturages.
Pour le membre ministre, le Bassin du Lac Tchad illustre les grands défis actuels où s’entremêlent dérèglement climatique, insécurité et déplacements forcés de populations. Il a, à cet effet, réaffirmé l’engagement du Tchad en faveur d’une gestion concertée et d’une coopération régionale renforcée.
Pendant deux jours, les sessions de travail s’concentreront sur plusieurs axes clés : la gouvernance climatique, la prévention des conflits, la sécurité alimentaire, les migrations, la cohésion sociale, l’inclusion des groupes vulnérables et les mécanismes de financement innovants. Les organisateurs espèrent que ces réflexions déboucheront sur des recommandations concrètes et des engagements opérationnels aptes à renforcer durablement la résilience des populations locales.


