Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a ouvert, ce jeudi 11 juin 2026 au Centre de formation pour le développement (CEFOD) de N’Djaména, un atelier de deux jours dédié à la sous-composante 3.3 du Projet d’accroissement de l’accès à l’énergie au Tchad. Cette rencontre vise à valider le diagnostic initial et à planifier la restauration des paysages dégradés du pays.
Les travaux ont été lancés officiellement par le Directeur général adjoint du ministère, Ahmat Haggar, aux côtés de Koudou Choukou Tidjani, Directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte, et de plusieurs experts du secteur.
Dans son allocution d’ouverture, Koudou Choukou Tidjani a salué la forte mobilisation des participants, y voyant le signe d’un engagement collectif en faveur de la gestion durable des ressources naturelles et de la préservation des forêts. Cet atelier offre un cadre de partage des données recueillies lors des récentes missions de terrain menées dans 6 provinces clés : le Ouaddaï, le Wadi Fira, l’Ennedi Est, le Sila, le Salamat et le Moyen-Chari. L’objectif est d’examiner minutieusement ces résultats initiaux afin de formuler des orientations stratégiques et des recommandations concrètes pour la mise en œuvre du projet.
Le Directeur général adjoint, Ahmat Haggar, a pour sa part rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte climatique critique pour le Tchad, marqué par une dégradation accélérée des terres, le recul du couvert forestier et une pression humaine accrue sur des ressources de plus en plus rares. « Face à ces enjeux, le gouvernement, à travers le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et avec l’appui de ses partenaires, s’est engagé à restaurer les paysages dégradés », a indiqué M. Haggar. Il a précisé que les diagnostics provinciaux permettront de cibler précisément les besoins des populations locales pour garantir l’efficacité des futures interventions.
En ouvrant officiellement les débats, le représentant du ministère a invité les experts à des échanges constructifs et a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, dont le soutien s’avère déterminant pour les ambitions de développement durable du pays.


