Les enjeux liés aux libertés fondamentales et à la cohésion nationale se réinvitent au cœur du débat politique tchadien. Le Secrétaire général exécutif de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), Célestin Topona, a été reçu en audience par le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Belngar Larmé Jacques. Une rencontre bilatérale qui intervient dans un climat national marqué par la persistance de tensions communautaires.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des orientations issues du 7ᵉ Congrès ordinaire de l’UNDR, formalisé en décembre 2025. Pour la formation politique, l’initiative vise à consolider les passerelles avec les institutions républicaines. Lors des échanges, Célestin Topona a rappelé les principes cardinaux de son parti, à savoir l’alternance, la gouvernance interne et l’implication des citoyens, tout en réitérant la volonté de sa structure d’appuyer le renforcement de l’État de droit au Tchad.
Le statut et l’opérationnalité de la CNDH ont constitué l’un des points nodaux de l’entretien. Confrontée à des contraintes structurelles qui limitent le déploiement de ses missions, la Commission requiert, selon le dirigeant de l’UNDR, un soutien accru des pouvoirs publics. M. Topona a ainsi plaidé pour une dotation renforcée en ressources matérielles, logistiques et financières, condition jugée sine qua non pour garantir l’indépendance de l’institution et l’efficacité de son action sur l’ensemble du territoire.
L’actualité sécuritaire et sociale a également dominé l’agenda des discussions. Face à la récurrence des heurts intercommunautaires, illustrée notamment par les récents événements meurtriers dans le Mayo-Kebbi Est, le Secrétaire général de l’UNDR a mis l’accent sur les stratégies de réponse. Le parti préconise d’axer les efforts sur la prévention par le biais de la sensibilisation, de la médiation et du dialogue permanent, qualifiant la cohésion sociale de prérequis indispensable à la stabilité et au développement du pays. Cette réunion de travail entre la CNDH et l’UNDR pose ainsi les jalons d’une réflexion commune sur les mécanismes de règlement pacifique des différends et le respect des droits humains à l’échelle nationale.


