Face aux députés de l’Assemblée nationale ce lundi 8 juin 2026, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, s’est prêté à l’exercice de l’interpellation parlementaire. Dans un contexte marqué par d’importants défis structurels pour le sport national, et le football en particulier, le membre du gouvernement a dressé un diagnostic sans complaisance du secteur, tout en réaffirmant que la jeunesse demeure la principale richesse du pays.
Pour redresser la barre, le ministre a décliné la feuille de route gouvernementale axée sur la restauration de la crédibilité du sport tchadien. Celle-ci repose sur trois piliers : l’amélioration de la gouvernance, la relance des compétitions nationales et l’optimisation des infrastructures. À cet égard, Naïr Abakar a salué les initiatives impulsées par le chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, notamment la réouverture du Stade Idriss Mahamat Ouya et les récents résultats encourageants des athlètes nationaux sur la scène continentale. Parmi les chantiers prioritaires, le ministère prévoit une évaluation systématique des projets en cours, le renforcement des centres de formation, ainsi qu’un appui financier aux clubs conditionné par des critères de performance et de transparence. Le retour du sport scolaire a également été érigé en priorité absolue pour assurer la détection et l’éclosion des talents de demain.
Au-delà du domaine de la compétition, les questions d’employabilité ont largement occupé les échanges. Le ministre a plaidé pour une refonte en profondeur des mécanismes d’insertion et d’entrepreneuriat des jeunes. L’objectif est de structurer un cadre d’accompagnement plus efficace, combinant formation technique et suivi rigoureux des projets professionnels.
En conclusion de son intervention, Naïr Abakar a lancé un appel à une union sacrée autour de ces causes nationales. Institutions publiques, secteur privé, collectivités locales et fédérations sportives sont invités à mutualiser leurs efforts. Pour le gouvernement, l’essor du sport et l’épanouissement de la jeunesse ne relèvent pas de la seule responsabilité de l’État, mais constituent un levier collectif indispensable pour consolider l’unité, la cohésion sociale et le développement du Tchad.


