À Sarh, un policier en service au quartier Bégou dans le 4ᵉ arrondissement, identifié comme TAMADJILEM GUEDMAYO, affirme avoir été victime d’un refus de prise en charge au pavillon des urgences de l’hôpital provincial Outel Bono. L’agent s’y était rendu après un accident de travail ayant provoqué une grave blessure à la main gauche accompagnée d’une importante hémorragie.
Selon son témoignage, malgré son état nécessitant une intervention rapide, il n’aurait reçu aucune assistance médicale de la part du personnel présent aux urgences. Il dénonce une attitude qu’il qualifie d’indifférente face à une situation pourtant urgente.
Devant cette absence de prise en charge, le policier affirme avoir quitté l’établissement pour se rendre à l’Hôpital Moderne de Sarh. C’est dans cette structure qu’il aurait finalement bénéficié des premiers soins nécessaires pour stopper l’hémorragie et traiter sa blessure.
L’incident suscite de nombreuses réactions au sein de la population locale. Plusieurs citoyens expriment leur inquiétude quant à la qualité de l’accueil et de la prise en charge des patients dans les services d’urgence des établissements publics de santé.
Pour l’heure, aucune réaction officielle de la direction de l’hôpital provincial Outel Bono n’a été enregistrée concernant ces accusations. Cette affaire relance néanmoins le débat sur le respect de l’éthique médicale et l’obligation de porter assistance à toute personne nécessitant des soins urgents.

