La mairie de N’Djamena a officiellement lancé les activités de sa police sanitaire municipale à travers une cérémonie de prestation de serment et de signature d’engagement organisée le 26 mai 2026 dans la salle de réunion de l’ONAMA.
Cette étape marque l’entrée en fonction des agents chargés de faire respecter les règles d’hygiène, de salubrité et de protection de l’environnement dans la capitale tchadienne. Créée par l’arrêté n°01-08/CV/NDJ/SG/DAES/2026 du 15 mai 2026, cette unité a pour mission de renforcer la lutte contre l’insalubrité et d’améliorer le cadre de vie des habitants.
Avant leur prise de service, les agents ont signé une déclaration d’engagement par laquelle ils promettent d’exercer leurs fonctions avec loyauté, intégrité, discipline et impartialité, dans le strict respect des lois de la République. Ils ont également réaffirmé leur devoir de réserve et leur engagement à œuvrer pour la santé publique.
Déployés dans les communes d’arrondissement, les marchés et plusieurs infrastructures accueillant du public, ces agents interviendront dans des domaines variés tels que l’assainissement urbain, la gestion des déchets, la propreté des espaces publics et la protection de l’environnement.
Présidant la cérémonie au nom du maire de la ville, M. Senoussi Hassana Abdoulaye a souligné que l’hygiène et l’assainissement figurent parmi les priorités majeures de l’exécutif communal. Il a insisté sur la nécessité de restaurer la propreté des voies publiques, des marchés et des espaces verts, tout en combattant la prolifération des dépotoirs sauvages.
La police sanitaire municipale sera également chargée de contrôler les conditions d’hygiène dans les restaurants, hôtels, bars, cantines scolaires, établissements éducatifs et abattoirs, particulièrement à l’approche de la fête de la Tabaski. Les autorités municipales entendent mettre fin aux pratiques jugées incompatibles avec les exigences sanitaires d’une capitale moderne.
Au-delà des espaces publics, cette unité pourra intervenir dans certains établissements sanitaires, cliniques privées, installations industrielles et artisanales, ainsi que dans les habitations présentant des risques pour la salubrité publique.
À travers cette relance, la mairie de N’Djamena affiche sa volonté de renforcer la discipline en matière d’hygiène urbaine, d’améliorer la gestion des déchets et de contribuer à la prévention des maladies liées à l’insalubrité.


