Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable fait progresser la recherche de financements climatiques internationaux. Ce mardi s’est ouvert l’Atelier national de synthèse et de consolidation de la proposition de financement au Fonds de Réponse aux Pertes et Dommages (FRLD). Ce rassemblement institutionnel a pour but de valider un plan d’action direct pour les populations tchadiennes les plus vulnérables.
Le constat partagé à l’ouverture des travaux s’avère sans appel : le Tchad subit de plein fouet les impacts du dérèglement climatique. Le Directeur Général de l’Environnement, Sobkika Yanka, a mis en lumière la situation difficile des provinces du Mayo-Kebbi Est et du Mayo-Kebbi Ouest. Dans ces provinces, les inondations récurrentes condamnent chaque année des milliers de familles à perdre leurs récoltes, leurs habitations et leurs accès aux services essentiels. Face à des dommages souvent irréversibles qui dépassent les capacités de résilience locales, la sollicitation du FRLD s’impose comme une nécessité absolue pour obtenir des fonds directs sur le terrain.
Ce document de proposition découle d’un travail de fond, amorcé lors des consultations nationales du 25 février 2026. Soutenu techniquement et financièrement par le PAM et l’UNICEF, l’effort de rédaction a intégré des missions de terrain au plus près des communautés sinistrées.
La réponse tchadienne s’articule désormais autour de trois piliers. Le premier concerne la restauration des écosystèmes et la préservation des moyens de subsistance des populations. Le deuxième s’attache à la reconstruction des infrastructures de base et des services essentiels. Le troisième vise à développer les compétences des institutions locales et nationales pour mieux anticiper et gérer les crises.
Pour le ministère de l’Environnement, l’enjeu de cet atelier réside dans la co-construction. Les experts, points focaux, représentants des ministères sectoriels et de la société civile doivent amender et consolider le texte initial à travers des groupes thématiques. « Votre rôle aujourd’hui n’est pas d’approuver un document pour la forme », a insisté Sobkika Yanka à l’adresse des participants, exigeant des recommandations concrètes.
Au terme de cette journée de concertation, le Tchad disposera d’une version finale validée par l’ensemble des parties prenantes, prête pour sa soumission officielle au secrétariat du FRLD. Le ministère s’engage à défendre les conclusions de ces travaux jusqu’à l’obtention des financements visés pour la sécurité alimentaire, l’éducation et la santé des populations du Mayo-Kebbi.


