Une mission d’exploration du Fonds monétaire international (FMI) a été reçue par le Contrôleur Général de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), Ousmane Abderamane Djougourou. Cette rencontre marque une étape clé dans le processus de modernisation de la gestion publique tchadienne.
Conduite par Pierre Kerjean, la délégation du FMI a centré ses échanges avec les contrôleurs et le personnel de l’AILC sur deux axes majeurs notamment la stratégie nationale de lutte contre la corruption et les activités opérationnelles de l’AILC.
Ce déplacement s’inscrit dans la continuité directe des efforts déjà amorcés. Le 7 mai dernier, une première mission du FMI menée par Julien Reynaud s’était entretenue avec les responsables de l’institution. Leurs discussions s’étaient alors focalisées sur la mobilisation des ressources publiques, l’encadrement des dépenses de l’État, le renforcement des politiques sociales et la transparence budgétaire.
Au cours des échanges, le Contrôleur général Ousmane Abderamane Djougourou a tenu à rappeler les chantiers prioritaires de l’AILC pour optimiser son action : digitalisation complète des régies financières, ouverture de bureaux de pré-liquidation à Douala et à Kribi, renforcement des capacités techniques des contrôleurs.
L’issue de cette mission d’exploration ouvre la voie à d’importantes réformes de gouvernance. La mesure phare annoncée est le déploiement imminent d’un outil de diagnostic de gouvernance.
Cet instrument technique permettra de formuler des recommandations concrètes. Leur mise en œuvre opérationnelle sera pilotée conjointement par l’AILC et la Cour des comptes, engageant le pays dans une dynamique globale de modernisation et de transparence de sa gestion publique.


