La première édition du Festival international Sarakaba a été officiellement lancé ce lundi 27 mars 2026 à N’Djamena, lors d’une conférence de presse organisée par le comité d’organisation. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres de la communauté Sarakaba, des artistes ainsi que de nombreux représentants des médias.
Lors de cette rencontre avec la presse, les organisateurs ont rappelé le parcours prestigieux du Ballet national Sarakaba, qui a remporté plusieurs distinctions lors de festivals internationaux. Parmi ces récompenses figurent notamment le premier prix obtenu en Union soviétique en 1977, au Canada en 1978 et au Nigeria en 1981. Le ballet s’est également illustré en Espagne en 1990 ainsi qu’au Burkina Faso en 2013, contribuant ainsi au rayonnement de la culture Sarakaba à l’échelle internationale.
Prenant la parole, le chef canton de la communauté Sarakaba, Kalli Ramadan, a exprimé sa grande fierté de voir cette première édition réunir des participants issus de diverses cultures. Selon lui, ce festival se veut avant tout un espace de dialogue, de partage et de valorisation culturelle. À travers la musique, la danse, la gastronomie et l’artisanat, l’événement ambitionne de favoriser le rapprochement entre les peuples et de promouvoir la richesse des traditions Sarakaba.
Il a également adressé ses remerciements au ministre en charge du tourisme, de la culture et de l’artisanat, aux bénévoles ainsi qu’aux partenaires pour leur soutien dans l’organisation de cette initiative culturelle.
Le Festival international Sarakaba vise notamment à promouvoir la diversité culturelle, renforcer le vivre-ensemble et faire découvrir les traditions de la communauté Sarakaba au grand public. À l’issue de son intervention, le chef de la communauté a déclaré officiellement ouverte la première édition du festival.
En réponse aux questions des journalistes, les organisateurs ont expliqué que le choix de N’Djamena s’explique par des raisons pratiques et organisationnelles. Selon eux, les débuts d’une initiative de cette envergure nécessitent un cadre favorable et des moyens logistiques plus accessibles, ce que la capitale peut offrir. Toutefois, ils ont précisé que l’ambition est d’étendre l’événement vers les provinces lors des prochaines éditions, notamment à Oualakiro dans le Moyen-Chari.
Les responsables du festival ont également lancé un appel aux médias afin d’accompagner la promotion de cette initiative culturelle à l’échelle nationale, soulignant que la valorisation de la culture concerne l’ensemble du Tchad et ne doit pas se limiter à une seule localité.
Par ailleurs, les organisateurs ont insisté sur le caractère international de l’événement. L’objectif est de réunir les membres de la communauté Sarakaba vivant dans plusieurs pays, notamment en Centrafrique et au Soudan. Pour cette première édition, le comité a choisi de débuter modestement à N’Djamena, avant d’envisager une expansion vers d’autres pays africains comme l’Ouganda, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud dans les années à venir.
Enfin, il a été précisé que toutes les composantes de la communauté seront représentées durant le festival. Les 18 cantons Sarakaba participeront à l’événement, dont 16 issus de la région de l’Akyro et deux de la zone de Bako. Les activités mettront en valeur les danses traditionnelles, la gastronomie et les différentes expressions culturelles de la communauté.
Les intervenants ont également tenu à rappeler que, malgré certaines distinctions entre sous-groupes, les membres se considèrent avant tout comme appartenant à une même identité, celle de la communauté Sarakaba. Un message d’unité et de cohésion qui constitue l’un des fondements de ce festival culturel.


