En cette période de saison des pluies, les hôpitaux et centres de santé au Tchad enregistrent une forte hausse des cas de maladies de la peau. Démangeaisons, éruptions cutanées, macérations, irritations, allergies et bilharziose figurent parmi les affections les plus signalées.
Ces maladies touchent particulièrement les enfants. Ce mercredi 6 août 2025, au centre de santé Alkheir, situé au quartier Amriguebé dans la commune du 5ᵉ arrondissement de N’Djamena, des infirmiers ont confirmé avoir reçu de nombreux cas ces derniers jours.
Devant le service de prise de paramètres, plusieurs femmes attendaient avec leurs enfants présentant des boutons sur le corps, dans l’espoir d’obtenir une consultation.
Hadjé Beida, une mère de famille, a conduit son fils de trois ans. « Il a de la fièvre et des démangeaisons depuis trois jours. La nuit, il n’arrive pas à dormir, il ne fait que se gratter. Des boutons apparaissent partout sur son corps », explique-t-elle, visiblement inquiète.
Elle confie que l’enfant adore jouer dans l’eau de pluie avec d’autres enfants du quartier. « Il est trop turbulent. On lui dit de ne pas s’amuser dans l’eau, mais il ne comprend pas », se plaint-elle. Une dame plus âgée tente alors de la rassurer : « C’est un enfant, c’est normal qu’il ne comprenne pas le danger. C’est à toi de le surveiller. »
Le docteur Abdoulaye Haroun, médecin généraliste au centre Alkheir, indique que son établissement enregistre chaque jour entre 15 et 20 cas d’enfants souffrant de maladies cutanées : éruptions, macérations, irritations ou allergies.
Selon lui, ces pathologies sont directement liées à la saison des pluies. « En jouant dans des eaux souillées, les enfants s’exposent à des bactéries qui provoquent ces infections. Je demande aux parents de veiller sur leurs enfants et de ne pas les laisser s’amuser dans ces eaux », alerte-t-il.
Il recommande également d’éviter l’automédication : « Dès l’apparition de boutons ou de troubles cutanés, il faut consulter un médecin. Ne prenez pas de risques inutiles. »


