Le Tchad est affligé par un phénomène qui mine la qualité des services publics : l’arnaque. Des individus qui pratiquent cette activité sont devenus des « experts » dans leur domaine, navigant dans les couloirs de l’Administration publique avec facilité.
Un iPhone 14 en poche, un stylo de valeur accroché, une paire de lunettes de hautes gammes, une montre importante, habillé en getzner VIP avec une bonne qualité de chaussures et un bonnet sur la tête, ces arnaqueurs de haut niveau parcourent les bureaux des responsables pour offrir leurs services à certains usagers en échange d’argent.
Imposant par leur style vestimentaire et rassurant par leur maîtrise des services, ces individus proposent leurs services en échange d’argent. Ils sont au courant des décisions, arrêtés et même décrets de nomination. Ils promettent des promotions, affectations, autorisations, etc. et contre toutes attentes, la plupart de ce qu’ils entreprennent réussissent.
Selon une secrétaire, ces individus peuvent être classés en deux catégories : ceux qui parcourent les couloirs avec des paraphers en main et promettent gain de cause à certains usagers, et ceux qui impressionnent certains secrétaires pour rentrer dans les bureaux des responsables sans rendez-vous préalable.
Ce phénomène d’arnaque et de corruption influence largement les usagers dans les services publics et remplace à contre cœur la fluidité des services publics. Il est observé dans bon nombre des services publics notamment ministères, directeurs généraux, institutions sous tutelle, etc.
Ce phénomène sévit aussi dans l’attribution de marchés publics avec le fameux 10%, les contrats de partenariat ou de prestation des services.
» Ce phénomène d’arnaque prend de plus en plus d’ampleur dans nos services publics « , est convaincu un agent d’un service public. Selon lui, la somme encaissé est partagée en deux.
Vivement que les services publics ne soient pas le centre d’un jeu d’arnaque et de démarchagedes


