L’incivisme, particulièrement en matière d’hygiène et d’assainissement, constitue un défi majeur pour les villes africaines, et N’Djamena ne fait pas exception. Lors de sa récente visite sur l’axe Dembé, le maire de la ville a exprimé de vives inquiétudes face au comportement des citoyens et à l’état dégradé des lieux publics.
Ce constat alarmant révèle une réalité préoccupante : le non-respect des normes d’hygiène nuit gravement à l’image de la ville et met en péril la santé de ses habitants. Dans les espaces publics de N’Djamena, l’incivisme se manifeste de multiples façons.
Les rues sont souvent envahies de déchets, les marchés dégagent des odeurs nauséabondes, et les infrastructures de collecte des ordures sont soit absentes, soit négligées. Des gestes quotidiens, comme jeter les détritus au sol ou ignorer les règles élémentaires de propreté, sont devenus monnaie courante. Ce laisser-aller crée un environnement insalubre, propice à la propagation de maladies.
L’axe Dembé, très fréquenté, en est une illustration criante. Commerçants et clients y évoluent dans des conditions d’hygiène déplorables, confrontés à une accumulation d’immondices mal gérés. Lors de sa descente au marché Sénoussi Hassana, le maire a rappelé l’urgence de restaurer la propreté dans ces lieux de grande affluence.
Pour faire face à cette situation, des campagnes de sensibilisation à grande échelle s’imposent afin d’éduquer la population sur les enjeux de l’hygiène. Il est tout aussi crucial de renforcer les dispositifs de collecte et de traitement des déchets, ainsi que d’améliorer l’entretien des espaces publics.
L’incivisme en matière d’hygiène et d’assainissement à N’Djamena est un mal profond qui nécessite une réponse collective, urgente et soutenue.


