La Cour des comptes a accueilli une importante réunion technique avec l’équipe pays du Fonds mondial, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la gouvernance financière et du contrôle des ressources destinées au secteur de la santé. Présidée par le Secrétaire général de la Cour des comptes, cette rencontre stratégique a permis aux deux institutions de consolider leur partenariat technique et financier autour d’une vision commune : bâtir un système national d’audit crédible, autonome et durable.
Au cœur des échanges figurait la volonté de transférer progressivement l’audit des subventions du Fonds mondial aux institutions nationales tchadiennes. Cette orientation vise à réduire la dépendance envers les cabinets internationaux tout en renforçant les compétences locales en matière de contrôle et d’évaluation des financements publics. Pour les autorités présentes, cette transition constitue une avancée majeure vers une meilleure appropriation nationale des mécanismes de transparence et de redevabilité.
Les discussions se sont également focalisées sur le Projet d’Appui à la Surveillance des Subventions liées aux Initiatives Mondiales en matière de Santé en Afrique Subsaharienne (PASSIMS). Considéré comme une initiative pilote stratégique, ce projet ambitionne de former des auditeurs nationaux capables d’assurer, avec professionnalisme et indépendance, le suivi des ressources consacrées à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Les participants ont insisté sur la nécessité de garantir l’intégrité institutionnelle et l’efficacité dans l’utilisation des financements du Fonds mondial.
À travers cette dynamique, le Tchad entend faire de la Cour des comptes l’unique organe externe habilité à contrôler les ressources allouées aux programmes de santé soutenus par le Fonds mondial. Cette ambition traduit une volonté affirmée des autorités de promouvoir l’excellence, l’indépendance des Institutions Supérieures de Contrôle et la modernisation de la gestion des finances publiques. Au-delà des chiffres, il s’agit surtout d’assurer que chaque financement bénéficie réellement aux populations et contribue à l’amélioration du système sanitaire national.
La réunion a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, notamment le Procureur général près la Cour des comptes, le Président de la Chambre du Contrôle et d’Audit, le Chef de Mission d’Audit à l’UGP du Ministère de la Santé Publique et de la Prévention, ainsi que des membres techniques impliqués dans le processus. Ensemble, ils ont réaffirmé leur engagement à faire du projet PASSIMS un véritable levier de souveraineté financière et de bonne gouvernance au service du développement sanitaire du Tchad.


