Plus de 150 employés travaillant sur les sites pétroliers de Ronier, Baobab et Daniela dénoncent des disparités salariales et réclament l’application de la réglementation en vigueur. Réunis lors d’un point de presse ténu le mercredi 4 novembre à N’Djaména, les délégués du personnel mis à disposition de la CNPCIC par les sociétés de placement CETEC et COFPP ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de traitement inégalitaire.
Selon les représentants du personnel, ces agents perçoivent une rémunération équivalant à un cinquième de celle des employés directs de la CNPCIC, tout en exécutant des tâches similaires et en assumant des responsabilités identiques. Ils déplorent également leur exclusion de la Convention collective-type de branche, dont l’application a été rendue obligatoire pour le secteur extractif afin de standardiser les conditions de travail et d’éliminer les écarts de traitement.
Les délégués soulignent que cette orientation est encadrée par l’arrêté conjoint N°013/PR/PM/MPMG/MFPCS/IG/2024 du 25 novembre 2024, lequel étend l’application de ladite convention à l’ensemble des compagnies pétrolières et à leurs sous-traitants.
Le blocage des discussions constitue un autre point de tension majoritaire. Les entreprises CETEC et COFPP soutiennent être dans l’impossibilité d’appliquer la convention ou de mener des négociations salariales sans la participation effective de la CNPCIC. L’absence de la société principale aux tables de concertation paralyserait ainsi toute avancée significative.
Face à ce blocage social, les délégués appellent la ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie à intervenir directement dans le dossier. Ils rappellent qu’un débrayage de plus de 150 employés risquerait d’impacter les activités du département de production de la CNPCIC.
Les revendications des travailleurs s’articulent autour de deux axes principaux : l’application intégrale de la Convention collective-type de branche à l’ensemble des agents concernés ; la requalification des contrats à signature unique et renouvellement tacite en contrats à durée indéterminée (CDI) au sein de la CNPCIC, désignée par les délégués comme leur employeur effectif.
Les représentants du personnel insistent sur la nécessité de mesures concrètes pour préserver le climat social et garantissent rester dans l’attente d’une résolution effective de leurs revendications.
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