N’Djaména s’affirme comme un carrefour régional du numérique. Le Forum sur la gouvernance de l’Internet en Afrique centrale (FGI-AC) 2026 s’est achevé le 15 octobre dans la capitale tchadienne, au terme de 5 jours d’échanges consacrés aux enjeux de la transformation digitale. Placé sous le thème « Entre intelligence et résilience : unir l’Afrique centrale pour une gouvernance numérique inclusive et souveraine », ce rendez-vous a réuni responsables gouvernementaux, experts et partenaires autour des perspectives technologiques de la sous-région.
Les travaux ont été marqués par des panels ministériels et des tables rondes stratégiques. Le Secrétaire d’État aux Télécommunications, à l’Économie numérique et à la Digitalisation, Ibangolo Abel Maina, s’est entretenu avec la vice-ministre burundaise Isidora Ntakiyiruta et le représentant de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Serge Valérie Zongo. Les échanges ont porté sur la consolidation de la coopération régionale, la promotion de l’inclusion numérique et le renforcement de l’autonomie technologique des États membres.
L’adoption de la Déclaration de N’Djaména pour le pacte numérique constitue l’un des résultats majeurs de cette édition. Ce texte jette les bases d’un partenariat accru entre les pays d’Afrique centrale.
Les priorités définies s’articulent autour de la baisse des coûts du mégabit, de la sécurisation du cyberespace, de la valorisation des compétences des jeunes et de l’harmonisation des cadres réglementaires encadrant l’intelligence artificielle, afin de bâtir un environnement numérique accessible et souverain.
La jeunesse et l’innovation sont ressorties au cœur des débats. Le Secrétaire d’État Abel Maina a souligné que la réussite de la transition digitale repose sur le développement des capacités locales et le déploiement d’un écosystème performant. L’accompagnement des jeunes, appelés à porter l’entrepreneuriat technologique par leur créativité, demeure un levier déterminant pour accompagner le progrès socio-économique régional.
Au terme des discussions, les délégués ont réaffirmé leur volonté d’inscrire ces recommandations dans des actions concrètes. La dynamique engagée par le gouvernement tchadien, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union africaine et l’ensemble des partenaires techniques a été saluée. La concrétisation de ces ambitions exigera désormais une synergie continue entre acteurs publics, secteur privé et société civile pour consolider la cybersécurité et la souveraineté des données.
Lors de la cérémonie de clôture, le Secrétaire d’État Abel Maina a estimé que la capitale tchadienne avait « tenu son pari ». Au-delà des conclusions formulées, le FGI-AC 2026 impulse une dynamique nouvelle pour la gouvernance numérique régionale, dont la réussite dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris.


