Le ministère de la Santé publique renforce son dispositif face à l’épidémie de choléra en combinant vaccination massive, assainissement urbain et contrôle accru aux frontières. Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, le Dr Abdelmadjid Abderahim, a présidé une réunion stratégique de coordination consacrée à la lutte contre la maladie. Cette rencontre vise à faire le point sur la situation épidémiologique et à ajuster les mesures prioritaires pour stopper la propagation du vibrion cholérique.
Lors de cette réunion, l’Incident Manager, Nguetora Guiradoumadji, a présenté le bilan des opérations en cours. La campagne préventive enregistre des avancées notables, avec plus de 700 000 personnes déjà vaccinées et une phase actuelle qui cible 160 922 individus supplémentaires dans les zones vulnérables.
Le plan stratégique de riposte repose sur la vaccination de masse des populations exposées, la surveillance épidémiologique continue, la prise en charge médicale immédiate des malades, la communication de crise pour sensibiliser le public, ainsi que l’engagement communautaire pour impliquer les acteurs locaux.
Les médecins chefs des districts sanitaires ont détaillé les interventions menées sur le terrain, soulignant la collaboration continue avec les autorités municipales et les forces de défense et de sécurité pour sécuriser et faciliter les opérations. Afin de couper les chaînes de transmission dans la capitale, l’assemblée a recommandé une accélération des actions d’hygiène et d’assainissement. Ces interventions d’urgence doivent être déployées par les services municipaux dans l’ensemble des arrondissements de N’Djamena.
Dr Abdelmadjid Abderahim a salué la mobilisation des équipes médicales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations engagées. Il a appelé à maintenir cet effort collectif jusqu’à l’extinction complète du foyer épidémique.
Pour prévenir tout risque de réintroduction de la maladie, le ministre a donné des directives fermes aux délégués provinciaux de la santé des zones frontalières. Ces derniers ont reçu l’instruction d’intensifier la surveillance épidémiologique le long des frontières adjacentes aux pays voisins touchés par le choléra.


