L’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement et l’organisation A4S ont engagé des discussions stratégiques en vue de promouvoir l’utilisation d’intrants biologiques dans l’agriculture tchadienne. Une réunion de travail s’est tenue ce lundi 2 novembre à N’Djamena, sous la direction d’Abdelkader Tidjani Kaiboro, directeur général de l’ITRAD, et d’une délégation africaine de A4S conduite par Dr Ibiam Esemi Orji.
L’accès à une technologie ionique innovante spécialisée dans la fabrication d’engrais 100 % organiques et hautement concentrés constitue le cœur de ce partenariat potentiel. Cette solution présente de nombreux bénéfices pour le secteur.
D’abord, sa forte concentration permet d’optimiser la logistique en réduisant le volume d’engrais nécessaire au transport et à l’épandage. De plus, ces intrants préservent les qualités physico-chimiques des sols tout en stimulant la croissance végétale et la biodiversité de la terre. Ils permettent de renforcer la résilience des cultures face aux attaques de parasites. Enfin, selon les concepteurs du procédé, ces gains de productivité pourraient multiplier les récoltes céréalières par deux ou trois par rapport aux standards habituels.
À travers ce rapprochement avec des experts internationaux, l’ITRAD ambitionne de développer des solutions durables ajustées aux contraintes environnementales et économiques des producteurs tchadiens. Le schéma de coopération proposé prévoit une phase d’expérimentation scientifique sur le terrain, associant chercheurs, institutions universitaires et acteurs du monde rural, en vue d’assurer à terme un déploiement sécurisé et efficace.


