Un voile de tristesse et d’incompréhension s’est posé sur la capitale tchadienne depuis plus de deux mois. Dans les quartiers, le silence est régulièrement brisé par la répétition des convoiements funèbres et le rassemblement des familles éplorées. Face à cette recrudescence anormale du nombre de décès, bien au-dessus des moyennes observées habituellement à cette période de l’année, l’angoisse s’installe au cœur des foyers.
Du côté des cimetières comme des services mortuaires, le rythme de travail s’est accéléré, confirmant un constat alarmant partagé à la fois par les riverains et les médias locaux. Pour les N’Djamenois, cette réalité ne peut s’expliquer par de simples variations saisonnières. Derrière chaque disparition se cache le drame de proches laissés dans la douleur, mais aussi dans l’incertitude la plus totale quant aux raisons de cette hécatombe discrète.Face à ce climat de psychose rampante, l’attente est immense.
Les citoyens se tournent vers les autorités sanitaires, espérant des éclairages officiels, des investigations épidémiologiques rigoureuses et des réponses concrètes pour endiguer ce phénomène.En attendant que la lumière soit faite sur les causes profondes de cette crise, la prudence reste de mise au sein d’une population éprouvée, suspendue au moindre signal des services de santé publique.
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