À N’Djamena comme dans les provinces du Tchad, le commerce ambulant s’impose comme une composante majeure de l’économie informelle. Chaque jour, des milliers de personnes de tous âges parcourent les axes routiers pour écouler leurs marchandises, une activité essentielle pour assurer la subsistance de nombreux foyers.
Ces travailleurs exercent toutefois dans des conditions particulièrement rigoureuses, rythmées par les variations climatiques, entre fortes chaleurs et intempéries. Faute de structures de vente adaptées, ils occupent souvent les bordures des grandes artères, ce qui les expose aux risques d’accidents de la circulation ainsi qu’aux opérations de déguerpissement menées par les agents municipaux pour désengorger les voies publiques. « La saison des pluies complique fortement notre travail. Nous devons constamment nous déplacer pour protéger nos marchandises et éviter les saisies », témoigne un vendeur installé aux abords d’un marché de la capitale.
Malgré ces contraintes réglementaires et sécuritaires, ce réseau de distribution joue un rôle clé dans l’approvisionnement des centres urbains. Par leur mobilité et leurs tarifs généralement modérés, les vendeurs ambulants facilitent l’accès direct des ménages aux produits de consommation courante, s’inscrivant ainsi durablement dans le quotidien des populations.


