Le Bureau provincial du Syndicat des fonctionnaires et contractuels du Tchad (SYFOCT), en concertation avec sa coordination sectorielle de l’éducation nationale pour la commune de N’Djaména, a animé ce 16 juillet un point de presse à N’Djaména.
Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis à l’organisation syndicale de formuler plusieurs revendications à l’endroit du gouvernement, tout en exprimant son adhésion aux récentes réformes initiées par le ministère de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, dirigé par le Dr Mahamat Ahmat Alhabo.
Dans sa déclaration, le SYFOCT a salué les initiatives prises par le ministre de l’Éducation nationale pour restructurer et redynamiser le système éducatif tchadien. Estimant que les mesures actuelles constituent des réponses adaptées aux défis du secteur, le syndicat a exprimé sa satisfaction face à la gestion globale de cette transition. Tout en soutenant cette dynamique de réorganisation, l’organisation syndicale a toutefois précisé qu’elle resterait vigilante quant au traitement des agents sur le terrain et qu’elle n’hésiterait pas à dénoncer toute irrégularité ou dérive constatée dans la mise en œuvre de ces réformes.
Au-delà de son appréciation des réformes administratives, le SYFOCT a profité de cette tribune pour soumettre au gouvernement un cahier de doléances jugées prioritaires pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.
Parmi les requêtes urgentes figure en premier lieu le remboursement des retenues salariales opérées en février dernier sur les salaires des agents ayant observé un mouvement de grève. L’organisation syndicale réclame la modernisation des conditions de travail dans les établissements, à la suite des opérations d’assainissement déjà menées dans le milieu scolaire. Par ailleurs, le syndicat sollicite l’indemnisation d’urgence des enseignants retraités ainsi que des contractuels licenciés, afin de leur permettre d’entrer rapidement et intégralement en possession de leurs droits d’usage.
À cela s’ajoutent des demandes spécifiques comme la régularisation de la situation financière des agents de la main d’œuvre non qualifiée à travers un mécanisme de reversement automatisé, l’octroi d’autorisations de formation professionnelle continue à titre de régularisation de carrière, et enfin la réintégration des enseignants suspendus en 2018 à la suite des contrôles menés par l’Inspection générale d’État.
En conclusion, le bureau du SYFOCT a réaffirmé son engagement en faveur de la justice sociale, de l’inclusion de tous les acteurs du secteur et de l’obtention d’un travail décent. Les responsables syndicaux ont lancé un appel à la mobilisation de l’ensemble de leurs militants pour soutenir ces revendications et œuvrer à l’amélioration globale du statut des travailleurs de l’éducation au Tchad.


