Un atelier de restructuration et d’adaptation du cadre des résultats du Projet intégré pour la lutte contre les inondations et la résilience urbaine à N’Djamena (PILIER) s’est ouvert ce vendredi 08 mai 2026 à Klessoum. Pendant deux jours, les participants réfléchiront à l’actualisation des mécanismes d’évaluation et de performance du projet afin de renforcer l’efficacité des actions engagées contre les inondations récurrentes dans la capitale tchadienne.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Ahmat Guihini, en présence des partenaires techniques et financiers ainsi que des responsables des différents secteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme. Les travaux portent notamment sur l’adaptation des indicateurs de résultats et l’amélioration des stratégies opérationnelles du projet.
Dans son allocution, le coordonnateur du projet a salué la mobilisation des participants et insisté sur l’importance des contributions techniques de chacun afin de parvenir à des résultats concrets et durables. Selon lui, cet atelier constitue une étape essentielle pour renforcer l’impact du projet face aux défis climatiques auxquels la ville de N’Djamena est confrontée.
Le Projet PILIER ambitionne de transformer durablement la capitale tchadienne en renforçant sa résilience face aux effets du changement climatique. Le programme prévoit la réduction des risques d’inondation, le renforcement des infrastructures urbaines et l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Plus d’un million de personnes devraient bénéficier directement des différentes interventions prévues.
Le chargé de suivi-évaluation du projet, Chérif Adiguel, a expliqué que plusieurs indicateurs clés de performance ont été définis pour mesurer l’efficacité des actions engagées. Parmi les objectifs figurent l’amélioration de la sécurité des habitants face aux inondations, la réduction des dégâts causés par les fortes pluies et le renforcement des capacités de drainage des eaux pluviales.
Le projet prévoit également l’aménagement de bassins de rétention, l’augmentation des capacités de stockage des eaux ainsi que la réhabilitation des réseaux de drainage dans plusieurs quartiers de N’Djamena.
Au-delà des infrastructures hydrauliques, le programme met un accent particulier sur la gestion des déchets solides et l’assainissement urbain. Des centres de transfert de déchets seront construits, des stations de pompage modernisées et des campagnes de sensibilisation communautaire organisées afin de limiter l’obstruction des canaux de drainage, souvent à l’origine des inondations urbaines.
Les autorités entendent également renforcer la planification urbaine et les capacités institutionnelles des structures techniques concernées. Des bases de données cadastrales et aériennes seront mises en place, tandis que des formations spécialisées en gestion des risques climatiques et en planification urbaine seront dispensées aux cadres des services urbains.
À travers cette initiative, le Projet PILIER ambitionne de doter N’Djamena d’outils modernes capables d’anticiper les catastrophes naturelles et de soutenir un développement urbain plus résilient et harmonieux face aux défis climatiques croissants.


