Les rumeurs faisant état de l’agression physique d’une femme surprise en train de couper du bois par deux agents des Eaux et Forêts, dans la zone de la forêt de Walia, ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Face à ces allégations, les responsables du Ministère de la Femme et de la Petite Enfance et du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable ont effectué une descente sur le terrain afin de vérifier les faits.
À l’issue des vérifications menées notamment au sous-poste de police de Toukra, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, les deux départements ministériels affirment que les accusations visant deux agents « bobo-bogo » des Eaux et Forêts sont totalement fausses et dénuées de tout fondement. Selon le communiqué conjoint, l’auteur de l’agression présumée n’appartiendrait ni au personnel ni aux services rattachés au Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable.
Le Ministère de la Femme et de la Petite Enfance indique, pour sa part, avoir immédiatement pris en charge la victime ainsi que sa fille, qui a été retrouvée. Les deux bénéficient d’un accompagnement médical, psychologique et juridique complet, conformément aux protocoles de prise en charge des violences basées sur le genre (VBG).
Par ailleurs, les deux ministères condamnent fermement toute forme de violence faite aux femmes, quelles qu’en soient les circonstances. Ils rappellent que la protection de l’environnement et l’application des lois forestières doivent s’effectuer dans le respect des droits humains et de la dignité de chaque personne. Ils appellent enfin la population au calme, à la retenue et à la vigilance face à la désinformation, tout en réaffirmant leur engagement en faveur de la justice, de la protection de l’environnement et du respect des droits des femmes.

