En juillet 2026, la consommation nationale de produits pétroliers a reculé au Tchad par rapport au mois précédent, selon les données de l’Autorité de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT). Le pays a consommé 40 281 973 litres de gazole et 31 998 337 litres d’essence, soit des baisses respectives de 1,4 % et 6,4 %. La consommation de Jet A1 s’est établie à 3 887 863 litres, en baisse de 21,3 %.
Cette évolution soulève des interrogations sur la dynamique de l’activité économique nationale. Dans un pays où le transport, le commerce, l’agriculture et plusieurs secteurs dépendent fortement des produits pétroliers, une baisse de la consommation ne signifie pas nécessairement une amélioration de l’efficacité énergétique.
Le recul de 6,4 % de l’essence peut certes traduire une meilleure maîtrise de la consommation, mais il peut également refléter une réduction des déplacements ou des contraintes économiques pesant sur les ménages et les entreprises. La question est donc de savoir quelle part de cette baisse relève d’une évolution positive et quelle part pourrait être liée au ralentissement de l’activité.
La chute de 21,3 % de la consommation de Jet A1 mérite également une attention particulière. Une telle diminution pourrait être liée à une baisse du trafic aérien ou à des facteurs saisonniers. Des données complémentaires sur les mouvements d’avions et le nombre de passagers seraient nécessaires pour en déterminer les causes précises.
Avec une baisse limitée à 1,4 %, le gazole affiche une évolution plus stable. Son utilisation dans le transport des marchandises, les engins, les groupes électrogènes et plusieurs activités économiques explique en partie son importance. Cette relative stabilité montre que la demande énergétique reste indispensable au fonctionnement de l’économie tchadienne.
Ces chiffres publiés par l’ARSAT constituent donc un indicateur à surveiller. Pour le Tchad, l’enjeu n’est pas seulement de constater la baisse de la consommation, mais d’en comprendre les causes. S’agit-il d’une meilleure efficacité énergétique ou d’un ralentissement de l’activité économique ? Les données des prochains mois permettront de déterminer si cette évolution est conjoncturelle ou si elle traduit une tendance plus profonde.


