La ville de N’Djamena a accueilli l’ouverture officielle de l’atelier de validation du formulaire national de cartographie des services de prise en charge des survivantes de Violences Basées sur le Genre (VBG). Cette rencontre stratégique marque une nouvelle étape dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles au Tchad, avec l’ambition de rendre l’assistance plus accessible, plus coordonnée et plus efficace sur l’ensemble du territoire national.
Présidée par Kitoko Gata Ngoulou, Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, la cérémonie a réuni plusieurs partenaires techniques et financiers engagés dans la protection des femmes et des filles. À travers cette initiative, les autorités tchadiennes veulent mettre fin aux insuffisances d’information qui freinent souvent l’accès des survivantes aux services essentiels de prise en charge.
L’objectif principal de cet atelier est de doter le pays d’un outil national harmonisé de collecte et de centralisation des données. Cette cartographie permettra d’identifier clairement les structures disponibles, leurs domaines d’intervention et leur couverture géographique afin de répondre efficacement à une question cruciale : « qui fait quoi et où ? ». Une démarche essentielle pour éviter les doublons, combler les vides et orienter rapidement les victimes vers les services adaptés.
Dans son allocution, la Ministre d’État a insisté sur la portée humaine de cette initiative. Elle a rappelé que cette cartographie ne vise pas uniquement à produire des statistiques, mais surtout à garantir qu’aucune femme ni aucune fille victime de violences ne soit abandonnée faute d’informations sur les dispositifs existants. Pour elle, l’accès aux soins médicaux, à l’assistance juridique et au soutien psychosocial doit devenir un droit effectif pour toutes les survivantes, même dans les zones les plus reculées du pays.
Ce projet bénéficie de l’appui de partenaires majeurs tels que le Groupe de la Banque mondiale, le projet SWEDD et UNFPA. Leur soutien technique et financier traduit la volonté commune d’accompagner le Tchad dans le renforcement de son système de protection sociale et humanitaire, notamment en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.
Au cours des travaux, les experts examineront plusieurs aspects essentiels, notamment l’accessibilité des services dans les zones rurales, la qualité de la prise en charge offerte aux survivantes ainsi que les mécanismes de confidentialité et de protection des données. À terme, cette cartographie nationale devrait alimenter un système d’information intégré capable de faciliter l’orientation des victimes, d’améliorer la coordination entre les acteurs et d’assurer une meilleure répartition des ressources au profit des femmes et des filles vulnérables.


