Le Secrétariat général du Gouvernement a procédé ce lundi 10 juillet, dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, à l’installation officielle du comité technique chargé d’élaborer un lexique bilingue des jargons administratifs. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la ministre Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, aux côtés du Secrétaire général adjoint du Gouvernement, Dr Borgou Elhadj Dédé, ainsi que de plusieurs responsables administratifs et membres du comité.
Dans son allocution, Dr Ramatou Mahamat Houtouin a précisé que la mise en place de cet organe répond à la nécessité d’harmoniser la terminologie au sein de l’administration publique. Elle a rappelé les difficultés quotidiennes liées aux divergences de traduction d’un même terme technique d’un ministère à un autre, une situation qui génère des retards dans le traitement des textes et parfois des imprécisions juridiques. Pour la ministre, la création d’un ouvrage de référence unique vise à instaurer une sécurité juridique et à fluidifier le travail administratif.
Inscrit dans la Stratégie nationale d’application du bilinguisme, ce projet s’appuie sur un premier projet de document déjà élaboré par la Cellule des législations bilingues et des conseils ainsi que la Direction générale des services de promotion du bilinguisme. La ministre a ainsi défini le travail dévolu au comité technique autour de quatre orientations principales comprenant l’examen scientifique et l’enrichissement des termes recensés, la révision et la normalisation linguistique en arabe et en français, la vérification et la traduction adaptées au contexte administratif tchadien, ainsi que la structuration et la finalisation de l’ouvrage.
Selon Dr Ramatou Mahamat Houtouin, cet outil permettra d’unifier la rédaction des correspondances, de servir de support aux futures cellules de traduction ministérielles et d’accompagner les acteurs du droit, les universitaires, les professionnels des médias ainsi que les cadres représentant le pays à l’international. Elle a conclu en soulignant que cette démarche participe à la concrétisation du bilinguisme officiel prévu par la Constitution, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.


