Transformer les engagements juridiques en droits réels et palpables pour les citoyens du continent , c’est l’exigence majeure formulée au terme de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), qui a achevé ses travaux publics le mercredi 21 octobre 2026 à Dakar.
Durant dix jours de débats intenses, plus de 1 600 délégués représentant 37 États parties, des institutions nationales, la société civile et les médias se sont penchés sur les urgences du continent. Portés par le président de la CADHP, le commissaire Idrissa Sow, les échanges ont mis en lumière des avancées symboliques, comme la soumission du tout premier rapport national de la Guinée-Bissau, tout en rappelant la persistance de lourds défis : conflits armés, précarité démocratique et obstacles à l’accès à la justice.Cette rencontre dakaroise a également coïncidé avec le 45ᵉ anniversaire de l’adoption de la Charte africaine. Un forum conjoint a réuni les acteurs clés autour des enjeux contemporains : justice climatique, droits numériques, encadrement de l’intelligence artificielle et protection de l’espace civique, fixant les jalons d’une feuille de route stratégique pour la période 2026 – 2036.Le Tchad s’est activement illustré lors de cette tribune continentale. Par la voix de Belngar Larmé Jacques, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), N’Djamena a partagé ses progrès institutionnels tout en dressant un état des lieux sans détour des défis locaux en matière de libertés fondamentales.
En présence des autorités sénégalaises, la clôture des travaux a sonné comme un rappel à l’ordre solennel , la crédibilité des traités internationaux dépendra désormais de la capacité des États à intégrer ces principes dans le quotidien de leurs populations.


