En Corée du Sud, la délégation tchadienne menée par Haliki Choua Mahamat prend part aux travaux du Sommet mondial sur l’IA et le numérique (GADS 2026) organisés à Séoul. La journée du mardi 20 octobre a été consacrée aux échanges autour du thème : « Permettre l’économie de l’IA, créer et transformer les emplois ».
Cette session a été marquée par la présentation de la première stratégie numérique globale du Groupe de la Banque mondiale par son président, Ajay Banga. Ce plan vise à étendre l’accès au numérique à un milliard de personnes d’ici 2030, en promouvant des solutions d’intelligence artificielle accessibles et adaptées aux réalités locales. Les responsables de l’institution financière ont détaillé les conditions d’un déploiement efficace de cette technologie.
D’une part, Kim Sangbu, vice-président chargé du numérique et de l’IA, a mis l’accent sur le renforcement de la connectivité, l’accès universel et le développement d’écosystèmes numériques préparés aux défis de l’IA. D’autre part, Anna Bjerde, directrice générale des opérations, a rappelé que l’adoption de cette technologie repose avant tout sur l’accès continu à l’électricité, des réseaux de communication performants et un cadre institutionnel solide. De son côté, le vice-Premier ministre coréen, Lee Hyoung-il, a insisté sur l’urgence de prévenir les disparités internationales, soulignant le risque de voir la fracture technologique s’imposer comme un frein au développement.
Au cours des travaux, la délégation tchadienne est intervenue sur plusieurs thèmes. Les échanges ont porté sur la connectivité universelle à l’ère de l’intelligence artificielle, le développement des infrastructures nationales d’IA, la confiance numérique ainsi que la protection des installations stratégiques. Les participants ont abordé la mise en place d’écosystèmes d’IA, la gouvernance des données et la coopération internationale pour mettre la technologie au service du développement.


