Face à la multiplication inquiétante des cas d’abandon et de grossesses précoces, le Comité de protection de l’enfance du 6e arrondissement de Sarh est passé à l’offensive. Ce jeudi 23 avril 2026, une campagne de sensibilisation d’envergure a été lancée au quartier Kamati, réunissant parents et autorités locales autour d’un objectif commun : redéfinir les responsabilités familiales pour sécuriser l’avenir des mineurs.
Cette initiative découle d’un diagnostic social préoccupant. Ces derniers mois, les services de protection de l’enfance ont documenté une recrudescence de situations critiques : mineurs délaissés, expulsions du foyer familial et une hausse marquée des grossesses chez les adolescentes. Pour les acteurs locaux, il devenait impératif d’agir directement au sein des communautés pour briser ce cycle de précarité. La rencontre de Kamati, ciblant spécifiquement les parents, vise à rappeler les fondamentaux de l’éducation et à promouvoir des comportements favorables à la santé et au plein épanouissement des jeunes.
Au centre des échanges, la question de la figure paternelle a occupé une place prédominante. Les discussions, menées dans un esprit d’ouverture, ont abordé la lutte contre les maltraitances et l’importance d’un encadrement familial structuré. Un accent particulier a été mis sur le rôle des pères dans les démarches administratives, notamment l’obtention de l’acte de naissance, premier rempart juridique pour l’enfant.
Plusieurs intervenants ont lancé un appel vibrant à la responsabilité partagée, rappelant avec fermeté que la protection et l’éducation des enfants ne sauraient être l’apanage des seules mères.
Mornan Frankie, administrateur délégué du 6e arrondissement, s’est félicité de cette dynamique communautaire. Saluant la pertinence des débats, il a exprimé son souhait de voir cette prise de conscience se traduire par des changements concrets au sein de chaque foyer. Le message semble avoir été reçu par les parents présents. Ces derniers se sont engagés à exercer une vigilance accrue et à renforcer leur rôle protecteur, afin d’offrir à la jeunesse de Kamati un cadre de vie plus serein et prometteur.


