Face aux exigences croissantes du maintien de l’ordre, les forces de sécurité intérieure de la province du Moyen-Chari misent désormais sur le renforcement des capacités psychologiques. Depuis ce mardi 28 avril 2026, les agents de la Police Nationale sont réunis à Sarh pour une session de formation intensive de quarante-huit heures.
Dans un environnement opérationnel souvent imprévisible, la gestion des émotions s’impose aujourd’hui comme une compétence aussi stratégique que la maîtrise technique. Cette initiative, qui se déroule les 28 et 29 avril, s’articule autour de deux axes que sont la gestion du stress lors de situations de haute tension, notamment pendant les manifestations, et la résolution des différends internes afin de garantir une cohésion optimale au sein des unités.
Pour le formateur Noubadoum Djimoko Mianro Amiel, l’enjeu est avant tout sécuritaire : un agent qui perd son sang-froid devient une vulnérabilité pour l’institution. Il a notamment souligné qu’un policier incapable de contrôler son stress met en péril sa propre vie, celle de ses frères d’armes et celle des citoyens qu’il a pour mission de protéger. L’accent a été particulièrement mis sur la résilience face aux provocations, une aptitude jugée essentielle pour éviter l’usage excessif de la force lors des rassemblements publics.
De son côté, Yombatinan Merci, responsable du cabinet « La Verdure », a rappelé la dimension symbolique de l’uniforme. En tant qu’incarnation de l’autorité de l’État, le policier se doit de refléter une rigueur et une impartialité constantes. L’ambition est de consolider une police plus humaine et responsable, capable de restaurer la confiance avec la population tout en remplissant ses missions régaliennes avec fermeté.Du côté des participants, cette parenthèse pédagogique est perçue comme un outil de protection nécessaire. Ces nouveaux acquis devraient leur permettre de mieux naviguer entre la pression du terrain et l’exigence d’une éthique irréprochable.
Cette session marque une étape significative dans la modernisation des méthodes d’intervention au Moyen-Chari, plaçant désormais le savoir-être au cœur de l’efficacité opérationnelle.

