Dans la capitale tchadienne, N’Djaména, les minibus de transport en commun sont devenus l’outil de déplacement indispensable de milliers d’usagers. Peu coûteux et accessibles à tous. Ils constituent le moyen le plus utilisé pour traverser la ville. Pourtant, derrière cette apparente praticité se cache une réalité moins reluisante qui ne cesse de susciter des plaintes.
La plupart de ces véhicules sont vétustes, mal entretenus et présentent un état intérieur préoccupant : sièges déchirés, vitres brisées, carrosseries rouillées. Tout indique que ces minibus ne répondent plus aux normes minimales de confort et de sécurité. Les usagers, faute d’alternative, s’y entassent chaque jour, résignés face à cette situation.
À l’intérieur, l’inconfort saute aux yeux : passagers entassés dans des sièges exigus, respirant difficilement à cause de la chaleur et de la poussière qui s’infiltre par les vitres brisées. Certains véhicules roulent avec des portes qui ferment mal, exposant les usagers à des chutes ou à des accidents. « On n’a pas le choix ; c’est ça ou marcher des kilomètres à pied », confie une passagère rencontrée sur l’axe de Gassi.
Malgré ces désagréments, les minibus continuent de dominer le transport urbain à N’Djamena. Le manque de bus modernes et l’absence d’un système de transport collectif structuré laissent aux usagers peu de choix. Plusieurs habitants estiment qu’une régulation plus stricte et des contrôles techniques réguliers pourraient améliorer la situation.
Face à ce constat, de nombreux habitants lancent un appel aux autorités et aux transporteurs pour réhabiliter ce secteur vital. Un transport public propre, sûr et moderne ne serait pas seulement un confort pour les usagers mais aussi une vitrine pour la capitale tchadienne, N’Djaména.


