Le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat suspend provisoirement toute nouvelle attribution de terrains relevant du domaine de l’État dans la ville de N’Djamena. La décision a été annoncée par le ministre Mahamat Assileck Halata, dans un contexte marqué par la raréfaction des réserves foncières publiques, la multiplication des litiges et la pression croissante sur le foncier dans la capitale.
La mesure concerne notamment les terrains destinés aux activités commerciales, économiques et industrielles. Elle s’applique également aux organisations non gouvernementales et aux associations de la société civile. Les dossiers déjà introduits auprès des services compétents, mais qui n’ont pas encore fait l’objet d’un acte définitif, seront réexaminés.
Les administrations et institutions publiques sont également concernées par cette suspension. Toute nouvelle demande de terrain devra désormais être justifiée et faire l’objet d’une évaluation portant notamment sur la faisabilité du projet, sa conformité aux plans d’urbanisme et son intérêt pour la collectivité.
À travers cette mesure, le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat entend renforcer la transparence et améliorer la gestion du foncier public à N’Djamena. Cette démarche s’inscrit dans une perspective de modernisation du secteur, avec notamment la digitalisation du cadastre et la mise en place d’un système national d’information foncière.
Le ministre Mahamat Assileck Halata a appelé les acteurs concernés à respecter ces nouvelles dispositions. La suspension sera maintenue jusqu’à la mise en place des outils de régulation, de transparence et de gestion informatisée nécessaires à une gestion plus efficace et ordonnée du foncier dans la capitale.


