Les travaux du 2ᵉ Colloque international du GERICA-ACC se sont achevés ce mercredi 24 juin 2026 à l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) de N’Djamena, après deux jours de débats et d’échanges scientifiques. Réunissant chercheurs, experts, décideurs publics et représentants de la société civile, cette édition s’est tenue sous le thème « Climat, Paix et Sécurité dans le Bassin du Lac Tchad : innover, prévenir et coopérer pour réduire les risques de catastrophes ».
Cette rencontre vise à de formuler des réponses concrètes face à l’imbrication des crises environnementales et sécuritaires qui secouent la région. Plusieurs axes stratégiques ont rythmé les sessions, allant de la résilience climatique à la sécurité alimentaire, en passant par la gouvernance des ressources naturelles et le rôle des femmes et des jeunes. Les participants ont insisté sur la nécessité de rompre avec les approches sectorielles pour privilégier des actions globales et interconnectées.
Lors de la cérémonie de clôture, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Koularambaye Julien, a invité à changer de paradigme en appréhendant le Bassin du Lac Tchad non plus seulement comme une zone de crises, mais comme un laboratoire d’innovations. Il a réaffirmé la volonté des autorités tchadiennes d’investir dans l’économie verte, les énergies renouvelables et d’appuyer la recherche scientifique.
Sur le plan opérationnel, le colloque débouche sur deux initiatives majeures, à commencer par la création d’un Observatoire régional Climat-Paix-Sécurité, une structure appelée à centraliser des données fiables pour guider les politiques publiques et optimiser les systèmes d’alerte précoce. En parallèle, les participants ont acté le lancement d’un Consortium universitaire et de recherche qui, sous la coordination initiale du GERICA-ACC, regroupera des institutions d’Afrique centrale, du Sahel et d’Afrique de l’Ouest pour mutualiser les expertises sur le nexus Climat-Paix-Sécurité.
Les recommandations finales plaident pour un renforcement de la coopération transfrontalière, une meilleure intégration des savoirs locaux et un soutien accru aux initiatives communautaires. La rencontre s’est conclue par la remise officielle des certificats aux participants, posant ainsi les jalons d’un nouveau cadre de référence pour les politiques de résilience dans la sous-région.


