C’est un risque quotidien auquel peu d’usagers prêtent attention, mais dont les conséquences pourraient s’avérer dramatiques. Le long de l’axe à double voies franchissant le fleuve Chari à N’Djaména, les barrières de protection métalliques présentent de graves déformations et des ruptures par endroits. Tordues, disjointes et fragilisées, ces structures censées retenir les usagers en cas de fausse manœuvre constituent désormais un danger supplémentaire.
Sur cette artère très fréquentée, la défaillance des garde-fous expose l’ensemble des usagers de la route à des risques accrus. Pour les automobilistes et les chauffeurs de poids lourds, l’absence de glissière de sécurité en état d’amortir ou de stopper un impact transforme la moindre perte de contrôle en un risque de chute directe dans le fleuve. Les conducteurs de deux-roues, particulièrement vulnérables face au trafic, côtoient quotidiennement ces tôles déformées. Un simple accrochage contre ces structures aux arêtes devenues saillantes peut transformer une perte d’équilibre bénigne en un accident grave.
Sur le trottoir bordant la chaussée, la rupture des barrières crée des brèches béantes, ce qui place les piétons dans une position inconfortable entre le flux rapide des véhicules et le vide.
Sur place, le constat demeure préoccupant. Si la perception du risque varie selon les riverains et les usagers interrogés, certains banalisant la situation en l’absence d’accidents récents, l’inquiétude reste vive chez la plupart des conducteurs réguliers. Un usager croisé sur l’ouvrage soulève ainsi la nécessité d’une prise en charge rapide par les services compétents face à ce risque sous-estimé.
La sécurisation des grands axes urbains de la capitale représente un enjeu de sécurité publique direct. L’état actuel de ces infrastructures exige des mesures concrètes, notamment un contrôle technique approfondi, des réparations ciblées et le remplacement des sections endommagées afin d’assurer la protection des milliers de citoyens qui empruntent ce pont chaque jour.


