À Toukra, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, un différend foncier suscite l’inquiétude des riverains de la section 3, îlot 21. Plusieurs résidents, affirmant avoir acquis leurs parcelles en toute légalité, redoutent de perdre leurs logements et appellent les autorités administratives et judiciaires à clarifier la situation.
Au cœur de cette contestation se trouve Assil Badjouri, un militaire à la retraite présenté comme le premier attributaire du terrain. Ce dernier affirme occuper le site depuis 1987, époque à laquelle la zone était encore inexploitée. Selon ses déclarations, les limites de sa propriété auraient été formellement établies par les services d’urbanisme lors des premières opérations de lotissement, matérialisées notamment par la présence d’un forage. Il soutient disposer de tous les documents administratifs attestant de ses droits.
La tension est apparue lorsque d’autres individus se sont manifestés pour revendiquer la possession du même site, s’appuyant sur une transaction immobilière plus récente. Une contestation rejetée par les habitants installés sur place. Ces derniers rappellent que plusieurs acquéreurs vivent sur ces lots depuis au moins 2017. Afin de trancher le litige, les occupants demandent que chaque partie produise devant les instances habilitées les titres officiels établissant sa qualité de propriétaire.
Afin d’éviter toute escalade, les riverains demandent l’arbitrage des autorités. Ils sollicitent l’intervention du ministère de la Justice, du Procureur de la République ainsi que du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Leur objectif : qu’une enquête contradictoire soit ouverte, que la validité des documents soit vérifiée et que le droit soit appliqué en toute impartialité.


